Coup de filet sur l’Olympe

Publié le 11.03.2015
France, Orléans

Le peintre nous transporte dans la forge d’Héphaïstos (Vulcain pour les Romains). Il s’inspire d’un tableau représentant Vénus dans la forge de Vulcain. Mais ici, Aphrodite (Vénus), déesse de l’amour et épouse d’Héphaïstos, a quitté la scène… ou presque. Les nudités aux musculatures fantaisistes et surtout la saynète à droite laissent perplexe. Un homme et une femme enlacés et un groupe de voyeurs ? L’antre d’une prostituée et ses clients qui attendent ? Pas tout à fait mais nous n’en sommes pas loin ! Héphaïstos surprend sa femme dans les bras d’Arès (Mars), le dieu de la guerre. Mais impossible d’occire le rival, il est immortel ! Il concocte sa vengeance. Il les emprisonne dans un filet magique où ils deviennent la risée des dieux invités par Héphaïstos (les déesses déclinent l’offre !). Hermès déclare qu’il prendrait volontiers la place d’Arès, ce qui provoque une nouvelle explosion de rires.
 

Cartel:

Marteen van Heemskerk (d’après)
Heemskerk, 1498 – Haarlem, 1574
Vénus dans la forge de Vulcain
Huile sur bois
H. 179,5 x L. 210,5 cm
Don du baron de Morogues en 1825
Inv. 1354
Musée des Beaux-Arts d'Orléans